Archive for octobre, 2009

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octobre 31st, 2009 at 12:49

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1 Photo, 1 Histoire #13 : 65 ans de tradition charcutière

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Contexte : Chez le plus vieux boucher-charcutier de Picardie, le jour de la fabrication du boudin.

Cuisson du boudin

Cuisson du boudin

Le soleil n’est pas encore levé mais de la lumière s’échappe déjà de l’atelier de charcuterie à l’arrière du magasin. Dans cette boutique du sud de l’Oise, tous les produits de charcuterie sont encore produits par le patron, qui tient aux traditions de son métier. Après 65 ans de métier le plus vieux boucher-charcutier arrive encore à faire tourner la boutique, mais il est persuadé qu’il ne trouvera pas de repreneur. La faute aux nouvelles normes sanitaires qui imposeraient au repreneur de refaire complètement toutes les installations.

Jean, 79 ans dont 65 passés dans la boucherie-charcuterie, accueille les clients tous les jours, 5 jours par semaine. Il va régulièrement à l’abattoir pour choisir les bêtes vivantes qu’il se fait livrer quelques jours plus tard pour les préparer à la vente sur son étal. Deux fois par semaine, il met en route « son atelier de charcuterie », avec l’aide d’un spécialiste de la charcuterie qui vient le seconder. Marcel, l’assistant, n’a pas toujours été ouvrier au service d’un artisan. Pendant plusieurs décennies, il a lui même été patron d’un boucherie. Mais, à 82 ans et avec une petite retraite, il a repris du service pour préparer terrines, boudins, saucissons à l’ail et saucisses fumées.

Les deux artisans qui totalisent plus de 120 ans d’expérience du métier soignent leur travail car ils ont l’amour du bel ouvrage et de leur matière, la viande. Le cochon qui va servir aux charcuteries du jour va être complètement trié, dans un enchainement de tâches bien huilé. Après l’épluchage, l’émincage et la mise en cuisson des huit kilos d’oignons du boudin, le gras du cochon est séparé du maigre. Tout est fait à la main et au couteau, les morceaux sont tous séparés manuellement, même s’il y a une cinquantaine de kilos de viandes à préparer ce jour-là. Les couennes sont mises de côté pour préparer la gélatine qui recouvrira les terrines. La viande du cou est hâchée puis mélangée avec des têtes d’ail pour préparer les saucissons. L’oignon a terminé sa cuisson avec le gras fondant du cochon, le sang est ajouté et le mélange assaisonné avant d’être mis en boyau. A la main, avec un entonnoir et une louche, comme il y a un demi-siècle. Le boudin est presque prêt, et le laboratoire exhale déjà d’alléchantes odeurs de charcuterie. Il est délicatement déposé dans de l’eau bouillante pour terminer sa cuisson.

Un quart d’heure plus tard, le boudin est cuit. Marcel attrape les 15 kilos de boudin, palette de bois dans une main, boudin chaud dans l’autre et les laisse s’égoutter quelques minutes. Sur cette photo, ils sont à peine sortis ; cinq minutes plus tard, ils étaient disposés tous fumants sur l’étal de la boutique. Comme attirés par l’odeur du boudin chaud, les premiers clients débarquaient pour venir chercher le boudin. Certains étant des clients fidèles depuis trente ans, ils savaient que ce jour était celui du boudin, comme tous les mardis depuis 60 ans.

La suite du reportage se trouve par ici.

Un tirage de cette photographie peut-être acheté directement ici.

Dans la série Une Photo, Une Histoire, le nombre de tirages de chaque photographie est limité à 25 exemplaires, signés et numérotés.

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octobre 30th, 2009 at 3:11

10 lieux à photographier à Lisbonne

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Je me rapelle un court séjour à Lisbonne l’hiver dernier, et je partage aujourd’hui avec vous 10 lieux à visiter et à photographier dans la capitale portugaise.

Station du bac

Station du bac

La station du bac qui traverse le Tage.
Parce que c’est la que se passe une partie de la vie des Lisboètes qui doivent se rendre chaque jour de l’autre côté de l’estuaire qui sépare la capitale portugaise en deux.

Tramway et Cathédrale

Tramway et Cathédrale

La cathédrale Se et les tramways de Lisbonne.
Parce que ce sont des images intemporelles de Lisbonne depuis la mise en service de la première ligne du tramway de Lisbonne en 1873

Pont sur lestuaire

Pont sur l

Une vue sur le Tage.
Parce que le Tage est un des personnsages de la ville et que c’est grâce à cette voie d’eau que Lisbonne et le Portugal sont ouverts sur le monde.

Facades du vieux Lisbonne

Facades du vieux Lisbonne

Des facades du vieux Lisbonne.
Parce que les vieilles maisons de Lisbonne témoignent à la fois de l’histoire séculaire de la ville et de la vie quotidienne.

Fondation Calouste Gulbenkian

Fondation Calouste Gulbenkian

La Fondation Calouste Gulbenkian
Parce que si vous allez à Lisbonne, il ne faut pas manquer de passer dans cette fondation pour l’art contemporain, enserrée dans un parc verdoyant de la ville.

Centro cultural Belem

Centro cultural Belem

Le centre culturel de Belem.
Parce que ce centre culturel est un énorme vaisseau architectural, à deux pas du monastère des Hieronymes. Parce que dans ce coin là de la ville, lelong du Tage, l’ambiance est à part.

Magasins de lavenida da Liberdade

Magasins de l'avenida Liberdade

L’Avenida da Liberdade.
Parce que l’Avenida da Liberdade est la plus classe de Lisbonne, le champs-Elysées local.

Escaliers de la vieille ville

Escaliers de la vieille ville

Les escaliers de la vieille ville.
Parce que Lisbonne est construite sur plusieurs collines et que chaque quartier ancien est un lacis de ruelles tortueuses et d’escaliers entre de hautes facades.

Rue du Bairro Alto

Rue du Bairro Alto

Le Bairro Alto.
Parce que ce « quartier haut » est l’âme de la vie nocturne de Lisbonne. Restaurants et chanteurs de Fado, bars… c’est dans ces ruelles que la nuit de Lisbonne est la plus portugaise

Hotel Lutetia

Hotel Lutecia

Son Hôtel.
Parce que dans son hotel, on trouve toujours quelque chose à photographier qui rappellera un aspect particulier d’un voyage.

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octobre 26th, 2009 at 11:43

Se lever avec le soleil

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Pour certaines photos, il est nécessaire de se lever avec le soleil pour profiter des ondes lumineuses du matin. Je cherchais un site pour trouver les heures de lever de soleil. En ce jour de passage à l’heure d’hiver, je partage avec vous le site ephemeride.com. J’ai ainsi trouvé comment satisfaire une grande partie de mes besoins d’éphémérides, pour la France et la plupart des pays du monde.

Technorati : , , , ,
Del.icio.us : , , , ,

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octobre 25th, 2009 at 11:44

1 photo, 1 histoire #12 : Les tours du Silence

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Contexte : Yazd, été 2005. En compagnie d’un groupe de routards rencontrés à l’hôtel : un flamand, un anglais et un couple d’australiens.

Tour du Silence, Yazd

Tour du Silence, Yazd

En juin 2005, je passais durant quelques jours à Yazd, une des villes iraniennes situées en bordure d’un des grands déserts du pays. La ville est connue en Iran pour deux choses : sa proximité avec le désert et la communauté zoroastrienne qui y habite. Le zoroastrisme est la religion antique de l’Iran, mais depuis l’arrivée de l’Islam, ses pratiquants ont diminué jusqu’à n’être plus que 40 000 environ dans tout le pays, soit moins de 0,1 % de la population.

J’étais arrivé en ville le matin, après une nuit dans le bus depuis Shiraz, de l’autre côté des monts Zagros. J’avais trouvé un hôtel de routard juste en centre ville. Le patron est un jeune homme qui est aussi étudiant en sociologie. Il acccueille avec un grand plaisir des voyageurs du monde entier, et c’est comme ça que je m’étais retrouvé en compagnie d’un flamand, d’un anglais et d’un couple d’australiens. Tous s’étaient lancés sur la route entre l’Europe et l’Inde ou inversement. Nous nous retrouvons à discuter de notre voyage en Iran, de notre séjour à Yazd. Il s’avère qu’aucun d’entre eux ne parle vraiment persan et qu’ils en souffrent parfois dans leur condition de touristes au pays des mille et une nuit. Nous venons tous d’arriver dans la ville depuis quelques heures ou quelques jours, et chacun de nous à envie de voir les fameuses tours du Silence, un lieu bien spécifique aux pratiques funéraires zoroastriennes. C’est dans ces tours que sont déposés les ossements des morts zoroastriens jusqu’à ce que la chair disparaisse grâce aux oiseaux charognards et aux éléments climatiques.

Nous décidons d’aller voir ces tours tous ensemble, c’est le moyen de trouver des compagnons aux mêmes centres d’intérêts et de partager les dépenses de transport. Les tours sont à l’extérieur de la ville. Nous roulons depuis le centre ville vers les faubourgs. Les rues se font plus larges, l’habitat plus clairsemé. Et puis, d’un coup, au détour d’un virage, le désert, ses collines et ses montagnes apparaissent. Le chauffeur s’arrête et nous montre les buttes qui se dressent devant nous, surmontées d’une sorte de muret ciruclaire. Les tours du silence zoroastrienne de Yazd sont là. Il ne nous reste plus qu’à gravir le chemin qui mène jusqu’à ce lieu de sépulture tout particulier. Arrivé à cette tour, on peut y pénétrer puisque le lieu n’est plus utilisé. Nous y rejoignons un groupe d’étudiantes iraniennes accompagnées de leur professeur, et les discussions commencent rapidement. Nous sommes assaillis de questions, et grâce à l’anglais du professeur et à mon persan, nous réussissons à passer une heure à échanger des points de vue sur différences de la vie dans les pays occidentaux et en Iran.

Nous repartirons vers l’hôtel avec le coucher de soleil en laissant derrière nous les nombreux morts zoroastriens qui n’ont laissé comme trace de leur présence que ces imposantes tours du silence.

Un tirage de cette photographie peut-être acheté directement ici.

Dans la série Une Photo, Une Histoire, le nombre de tirages de chaque photographie est limité à 25 exemplaires, signés et numérotés.

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octobre 21st, 2009 at 2:54

12 astuces pour photographier des personnages dans la rue.

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J’ai découvert depuis quelques temps déjà le plaisir de travailler avec des passants dans la rue. Mais ce n’est pas toujours facile d’aborder des inconnus dans la rue pour leur tirer le portrait. J’ai pensé qu’il serait intéressant de réunir quelques bonnes pratiques permettant de réussir des portraits d’inconnus dans les rues.

Marchand de café du souk de Tunis.

Marchand de café du souk de Tunis.

  • Toujours rester en alerte pour repérer les scènes ou les personnages les plus dignes d’intérêt.
  • Ne pas avoir peur de demander l’autorisation. Le plaisir est parfois autant du côté du photographe que du sujet.
  • Créez un lien avec votre sujet. Vous pouvez commencer par discuter pour lier connaissance avant de demander l’autorisation de prendre une photo.

Fumeur de Chicha

Fumeur de Chicha

  • S’adresser à son sujet dans une langue qu’il connait est un bon moyen de mettre les chances de son côté. Quelques mots de salutations et de remerciements ne sont pas grand chose mais permettent de créer une plus grande proximité.
  • Ne pas oublier de s’adresser aux groupes de personnes. Si certains parmi eux ne veulent pas être photographié, il y a de grandes chances pour que l’un des membres du groupe au moins accepte.
  • Faire des repérages pour pouvoir photographier le bon personnage au bon endroit. Repassez au même endroit à des moments différents. L’ambiance d’un lieu peut y attirer des personnages qui retiendront votre attention. Vous ne pourrez vous en rendre compte qu’en revenant sur vos pas.

Couple @ Bari

Couple @ Bari

  • Savoir expliquer avec précision pourquoi vous voulez prendre cette photo et pas une autre.
  • Observer les coutumes locales. Cela permet en contact aux moments les plus opportuns.
  • Etre persévérant. Il y a peut-être 10 personnes qui refusent d’être photographiées pour deux qui acceptent. Alors, persévérez.

Joueurs de carte @ Bari

Joueurs de carte @ Bari

  • Demandez l’autorisation de photographier à des personnes occupées et attendez ensuite le moment opportun pour déclencher.
  • L’acceptation d’un sujet peut se passer de mots. L’appareil bien en vue, c’est un jeu de regards qui fera comprendre à votre sujet que vous voulez le photographier et c’est par le même moyen qu’il vous donnera son autorisation.
  • Si vous avez promis d’envoyer un tirage de la photo que vous venez de prendre, n’oubliez pas de le faire.

Mais j’ai l’impression que l’aptitude à faire des portraits d’inconnus dans la rue est comme la technique photographique : elle s’acquiert à force de travail et de temps.

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octobre 19th, 2009 at 11:35

Wikileaks

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Pour tous ceux qui s’intéressent à l’information, un site a une importance particulière et son adresse mérite d’être signalée dans la jungle qu’est internet : Wikileaks.

Wikileaks est une organisation qui veut apporter une assistance à ceux qui, dans le monde entier, veulent révéler le comportement non-éthique de leurs gouvernements ou de leurs grandes entreprises. Leur mission se fonde sur l’opinion que la transparence des actions d’un gouvernement permet de réduire la corruption, d’améliorer la gouvernance et de renforcer la démocratie. Wikileaks a reçu plus de 1,2 millions de documents de dissidents ou de sources anonymes du monde entier. Grâce à la technologie, les risques de rendre publiques ces informations sont réduits : la cryptographie, les connexions internet sécurisées permettent qux sources de déposer des documents qui seront examinés. Les communautés les plus intéressées peuvent discuter de la crédibilité ou de la véracité d’un document. La technologie du wiki qui est utilisée par ce site permet à tous de participer dans cette entreprise d’envergure.

Le dernier document sur lequel je suis tombé est le protocole militaire britannique qui traite des opérations de sécurité et de contre-intelligence. Daté de 2001 et rendu public en octobre 2009, on y apprend comment l’armée britannique traite les fuites, les journalistes d’investigation, les agents étrangers, les pirates informatiques et bien d’autres sujets. Ce document peut être trouvé au lien suivant.

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octobre 18th, 2009 at 12:47

Web 2.0, voyages et travail nomade.

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Web 2.0, réseaux sociaux, cartes satellites, voyage, tourisme, mémoire. Et si on mélangeait tout ces ingrédients, on obtiendrait la carte de voyage de trip advisor, qui couplée à Facebook, permet de lister les voyages passés et à venir, de laisser des infos sur les lieux connus, qui peuvent être partagées avec un réseau de contacts. Très utile pour chercher des bons plans dans une destination inconnue, des contacts si besoin.

Voici ma propre carte :


En couplant plusieurs de ces outils avec interface web, on peut adopter quelques habitudes de travail nouvelles qui permettent de toujours avoir des infos disponibles, partout dans le monde, dans n’importe quelle situation, pourvu qu’une connexion internet soit disponible.

Avec un compte Google, on a accès à Google Docs, une suite d’outils bureautique en ligne. Vous pouvez y partager vos documents avec des collaborateurs pour des documents devant être écrits à plusieurs mains. Google propose aussi un agenda qui peut être importé, exporté ou lié à son téléphone mobile. On peut coupler avec un carnet d’adresses en ligne, comme celui de gmail ou Plaxo.

L’intérêt que jetrouve à ces différents outils en tant que photographe-voyageur est de pouvoir ainsi me faire une base de données de contacs dans les lieux où je suis allé. Ce petit système me permet de garder les tous les contacts qui peuvent favoriser la logistique une fois sur place : contacts pour trouver des hébergements, numéros de téléphone de chauffeurs de taxis, personnes à contacter en cas de pépins, etc. Le système ainsi mis en place permet d’accéder à ses données depuis n’importe quelle point de la toile, pourvu que le site ne soit pas interdit d’accès là où vous serez. Avant de partir, assurez-vous d’avoir un système pour vous connecter à tout site anonymement et en évitant les blocages : connexion par proxy, VPN, Tor ou autre… On ne peut par exemple pas toujours accéder à Facebook en Chine.

D’autres outils existent pour faciliter l’intégration de ce genre de données en ligne. Contactez-moi pour plus d’informations.

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octobre 16th, 2009 at 8:56

10 lieux à photographier en Iran

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Si jamais vous allez un jour faire du tourisme en Iran, voici une liste de dix lieux que je trouverais dommage de rater, et susceptibles de donner une série de clichés qui parleraient de l’Iran.

Seul dans le Désert

Seul dans le Désert

Le désert.

Parce que les zones désertiques recouvrent près de 2/3 du pays. Parce qu’on trouve des caravansérails du XVIème siècle dans ces déserts. Parce que la lumière y est fantastique.

Crédit Photo : Hamed Saber

Couloir de la mosquée du Sheikh Lotfollah

Couloir de la mosquée du Sheikh Lotfollah

La mosquée de Sheikh Lotfollah, Ispahan.

Parce que c’est selon moi la mosquée iranienne aux décorations le plus opulentes d’Iran. Parce que le chiisme est religion d’état depuis l’époque de sa construction. Parce que la mosquée est sur la place Naghsh-e Jahan, « la moitié du monde » selon un dicton iranien.

Crédit Photo : Mohamed Somji

Palais du Tachara

Palais du Tachara

Persépolis, au coeur de la Perse antique.

Parce que c’est le berceau du premier empire iranien et sa plus grande manifestation de puissance. Parce que les montagnes, le ciel, les nuages et les colonnes des palais achéménides jouent ensemble.

Sur la tombe de Hafez

Sur la tombe de Hafez

Le tombeau de Hafez à Shiraz.

Parce que Hafez est le poète iranien le plus adoré. Parce que ces poèmes sont utilisées pour des pratiques divinatoires.  Parce que ceux qui y croient peuvent pleurer sur la tombe de Hafez en lui demandant conseil.

Crédit Photo : François Bouchet

Sur les pistes de Dizin

Sur les pistes de Dizin

Dizin, station de sports d’hiver au nord de Téhéran.

Parce que Dizin est la station de ski la plus prisée des jeunes iraniens. Parce que c’est peut-être le lieu public d’Iran où la drague se fait aussi ouvertement.

Crédit Photo : Kasper

Baigneurs au Lac dOrumieh

Baigneurs au Lac d'Orumieh

Lac d’Orumieh.

Parce que c’est un lac salé gigantesque et que le sel donne des couleurs particulières à la lumière. Parce que la thalassothérapie se pratique aussi avec un foulard.

Les rideaux de Baignade de la Caspienne

Les rideaux de Baignade de la Caspienne

La Mer Caspienne.

Parce que sur la route de la Caspienne, vous passerez dans les plus belles forêts d’Iran. Parce que ce sont peut-être les seules plages du monde à séparer les hommes et les femmes par un rideau.

Crédit Photo : Mohammad Emdadi

Coucher de soleil pendant le pèlerinage

Coucher de soleil pendant le pèlerinage

Monastère de Saint-Thaddée.

Parce que ce monastère arménien est situé au fond d’une vallée lunaire. Parce que le coucher de soleil sur une église qui est là depuis les débuts du christianisme, ça fait réfléchir.

Couple à Darband

Couple à Darband

Darakeh ou Darband

Parce que ces deux chemins de randonnée sont uniques dans leur genre à Téhéran. Parce que les couples s’y retrouvent pour un déjeuner discret loin de l’oppression de la métropole. Parce que si on monte assez haut sur le chemin, on entend Bob Marley, craché par les postes des jeunes qui viennent chercher un peu de liberté dans les monts Alborz.

Une avenue de Téhéran

Une avenue de Téhéran

Quelque part sur la route.

Parce que faire de la route en Iran est une expérience unique. Parce que beaucoup de conducteurs iraniens pressés confient leur vie à la grâce de Dieu. Parce que l’Iran est un pays pétrolier et que la voiture y est omniprésente.

Written by admin

octobre 10th, 2009 at 7:36

1 photo, 1 histoire # 11 : Sur la route

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Contexte : Sur la route 40 quelque part entre San Carlos de Bariloche et El Bolson. Mon frère est au volant, je suis passager.

sur la route en patagonie

Sur la route 40, Patagonie

Un matin froid d’hiver austral, le brouillard enferme les vallées sous sa cape. Nous avions pris notre départ de San Carlos de Bariloche le matin même pour rejoindre finalement Puerto Madryn. En voiture, dans un road-trip qui nous ferait traverser la Patagonie d’ouest en est. Faire une partie de route sur la panaméricaine, pendant l’hiver et au milieu de la Patagonie relève de ses idées qui germent un jour dans l’esprit et dont on se dit : « Je ne sais pas quand ni comment, mais je vais le faire un de ces quatre ». Plusieurs années plus tard, tu te retrouves en train de prendre les clés d’une voiture de location à San Carlos de Bariloche. Et tu dois la rendre dans une semaine. Entière de préférence. Même si ce n’est qu’un morceau de route, une peur sournoise s’installe pendant un instant. Parce que tu sais que la route n’est pas goudronnée tout le temps. Parce qu’on t’a dit de faire le plein à chaque fois que tu vois une station essence. Parce que, parce que on ne sait jamais ce qui pourrait arriver…

La minute d’après, tu es sur la route. Et quoi qu’il se passe, tant que ça ne te tue pas, l’expérience sera toujours bonne à prendre.

Pour sortir de San Carlos de Bariloche, il faut serpenter entre montagnes et lacs glaciaires. La confiance vient après quelques kilomètres de route. Le thermos, qui jusque là dormait aux pieds du passager est mis à contribution pour préparer le permier maté de la journée. La chaleur de la calebasse nous réchauffe mais le brouillard reste autour de nous. Par moments, le paysage se laisse entrevoir. Au détour d’un virage, le voile se lève. Des montagnes pelées. Tout autour de nous. Au bout de quelques dizaines de kilomètres, la visibilité est meilleure, nous voyons à quelques centaines de mètres. Mais notre seul horizon reste une cape blanche qui nous cache le soleil. L’étape est courte aujourd’hui, nous avons prévu de nous arrêter à El Bolson, une centaine de kilomètres plus loin.

A la fin de la matinée, nous sortons d’un enchainement de vallées et de cols pour déboucher sur une étendue plus plane, plus dégagée. Le soleil est asssez haut pour percer le brouillard en le réchauffant. Cette image a été prise au moment où le soleil gagnait la partie contre le brouillard. Mais le froid serait finalement le plus fort ce jour d’hiver austral et le brouillard réapparaitrait quelques heures après, pendant notre pause déjeuner au milieu des andes de Patagonie.

D’autres images de l’Argentine ? c’est par par là

Un tirage de cette photographie peut-être acheté directement ici.

Dans la série Une Photo, Une Histoire, le nombre de tirages de chaque photographie est limité à 25 exemplaires, signés et numérotés.

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octobre 9th, 2009 at 7:18