Archive for novembre, 2009

L’Aménagement de l’île de Kish

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A la fin des années 1970, le Shah d’Iran faisait aménager l’île de Kish, dans le Golfe Persique, comme un lieu de villégiature pour millionnaires. Voici un document vidéo d’un journal télévisé français de l’époque.

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novembre 25th, 2009 at 1:06

Esprits disciplinés

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Il y a déjà plus de deux ans, j’ai lu un livre que je voulais partager avec le plus grand nombre. J’arrive maintenant à trouver le temps et le support pour le faire. Désolé pour les non-anglophones, mais je n’ai pas trouvé de traduction ou d’équivalent en langue française. Ce livre, c’est Disciplined Minds: A Critical Look at Salaried Professionals and the Soul-Battering System That Shapes Their Lives, de Jeff Schmidt.

Dans ce livre, l’auteur expose sa vision  du monde professionel et du système éducatif qui le précède sans faux-semblants. Le monde des professionels est hautement politisé, et la sélection s’y fait sur l’aptitude des candidats à se soumettre à l’idéologie ambiante. Jeff Schmidt a construit son argumentation à partir d’un certain nombre d’exemples et d’enquêtes dans le monde de la physique aux Etats-Unis, mais son propos peut être appliqué, dans une grande partie, aux mondes professionels dans d’autres domaines et d’autres lieux. Les grandes écoles à la française me semblent être elles-aussi, concernées.

Jeff Schmidt définit un professionel comme quelqu’un dont le travail se définit par l’idéologie et pas seulement par les compétences. L’idéologie est la pensée qui sous-tend et justifie les actions de chacun, y compris dans les activités quotidiennes. Aujourd’hui, le travail dans les pays développés se trouve concentré dans le secteur des services grâce aux gains technologiques ayant facilité la production. Les activités professionnelles comme la conception, l’analyse, l’écriture, la comptabilité, le marketing ou autres types de tâches créatives sont par leur nature même idéologiques. Les professionnels qui exécutent ses activités doivent se soumettre à un point de vue, à une idéologie qui est imposée par leur hiérarchie, souvent de manière diffuse. Même si les employeurs ont toujours surveillé les attitudes des personnes qu’ils embauchent (pour se protéger des syndicalistes trop virulents, et autres employés faisant preuve de « mauvaise attitude »), dans certains types d’emplois, l’idéologie devient cruciale pour réaliser les tâches qui sont assignées aux employés. Depuis le journalisme jusq’à l’éducation en passant par l’architecture, la vision du monde d’un employé affecte la nature même du produit de son travail, et pas seulement sa quantité ou sa qualité. Les journalistes de l’Humanité ou du Figaro ne présentent pas les mêmes papiers à leurs rédacteurs en chef, deux architectes ayant des idées opposées sur le réchauffement climatique ne concevront pas la même maison si on les mettait en concurrence. Les exemples pourraient être nombreux, j’espère aue ceux-ci sont suffisament parlants.

La thèse du livre de Jeff Schmidt est la suivante : les critères sur lesquels on juge de la capacité de quelqu’un à être qualifié pour devenir un professionnel ne résident pas seulement dans ses connaissances techniques, mais aussi dans sa capacité à travailler dans un environnement idéologique ou politique qui lui est imposé.

Le livre examine le système de sélection dans les « graduate schools » américaines. Ce système ressemble par de nombreux aspects au système des concours sanctionnant l’entrée dans une grande école de commerce ou d’ingénieurs en France. Les épreuves de sélection sont conçues autant pour juger des qualités techniques et intellectuelles des candidats autant que de leur attitude dans le travail. Quand on doit apprendre des tonnes de choses pour passer une épreuve de concours qui dure deux heures, on juge autant les connaissances que vous avez acquises que votre capacité à apprendre ce qu’on vous dit d’apprendre sans vous poser de questions. Ces questions en entraineraient sûrement d’autres qui vous éloigneraient de la trame imposée. Par voie de conséquence, le système éducatif qui produit les professionnels en fait des penseurs obéissants, qui pourront théoriser, expérimenter, innover, créer dans les limites d’une idéologie imposée.

Enfin, Schmidt explore les racines du manque de satisfaction des professionnels dans leurs jobs. Celle-ci serait dûe au manque de contrôle sur la partie idéologique d’un emploi. Alors que de nombreux professionnels choisissent cette carrière pour avoir la possibilité de contribuer à la société et donner un sens à leur vie, le système professionnel dans lequel nous évoluons pousse à accepter un rôle subordonné dans lequel les individus ne peuvent exprimer pleinement leurs idées et leur créativité. L’auteur finit par donner ses astuces pour résister ou se battre en gardant son indépendance d’esprit.

Après avoir lu ce livre, plus personne ne peut regarder son travail et sa formation de la même  façon.

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novembre 24th, 2009 at 2:38

1 Photo, 1 Histoire#16 : Un Squat à Amsterdam

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Contexte : Amsterdam-Noord, dans une zone d’anciens chantiers navals.

Un Moai squatte Amsterdam

Un Moai squatte Amsterdam

Lors d’un week-end à Amsterdam, je remarquais le nombre relativement importants de lieux squattés. Un des lieux qui m’a frappé était un espace vitré sous un pont qui était occupé par au moins 3 personnes à en juger d’après le nombre de matelas aperçus depuis la rue. Je me demandais alors pourquoi le squat de bâtiments était aussi peu caché en Hollande.

La réponse est légale. Et pleine de bon sens batave : si un bâtiment est vide et inoccupé pendant douze mois, et que le propriétaire n’a aucun besoin pressant de l’utiliser (contrat de bail démarrant le mois suivant par exemple) ; alors le bâtiment peut être squatté légalement. L’usage veut aussi que les squatteurs envoient une lettre au propriétaire et invitent la police à venir inspecter le squat. La police vérifie alors qu’il y ait au moins un lit, une chaise et une table dans le lieu, ainsi qu’un cadenas en état de fonctionnement sur la porte du squat. De cette manière, le squat vérifie les termes légaux le concernant et les squatters ne risquent pas l’expulsion immédiate. Les squats sont parfois légalisés, comme dans le cas du Poortgebouw à Rotterdam, dont les occupants ont accepté de payer un loyer à la municipalité depuis 1982.

Amsterdam est une ville peu étendue et très peuplée. Plusieurs quartiers ont été gagnés sur la mer. La pression sur les logements pourrait expliquer le phénomène des squats à Amsterdam et en Hollande en général. Les libertaires hollandais et d’ailleurs installés à Amsterdam y sont aussi sûrement pour quelque chose.

Pour découvrir une autre facette d’Amsterdam, je décidais d’aller explorer les quartiers recelant des squats potentiels. Pour la première fois depuis des années, j’allais passer au delà du Het IJ, dans les quartiers nord d’Amsterdam. La majorité des coins près de l’eau sont plutôt des zones portuaires, dont certaines sont maintenant inutilisées. Au bord de ce qui ressemblait à un ancien bassin de radoub rempli d’eau, je remarquais les éléments qui se combinent sur cette photo : la grue, le tram en bout de ligne, et le moai sur le container. Le Moai avait été posé là par l’occupant du container, qui s’est aménagé une bien jolie cabane avec jardin donnant sur l’eau. Le tramway est également habité et accueillait au moins un couple dans ses deux wagons. Au bord de l’eau, dans un jardinet avec un moai qui guette l’horizon au-dessus de sa tête, le squatteur ne doit pas avoir l’impression d’être au centre des Pays-Bas.

Pour continuer la promenade dans les rues d’Amsterdam, rendez-vous par ici.

La série Une Photo, Une Histoire, est une série d’histoires courtes illustrées par une seule photo, publiées chaque semaine sur ce blog. Un tirage de cette photographie peut-être acheté directement ici. Le nombre de tirages de chaque photographie est limité à 25 exemplaires, signés et numérotés.
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novembre 23rd, 2009 at 12:58

Visages de Tunisie

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Je vous présente Visages de Tunisie, des souks à la Méditerranée, une série de photos produite en Tunisie en août 2009.

Cette production a été réalisée avec l’outil Soundslides Plus, dont j’ai fait l’acquisition il y a peu. C’est très simple d’utilisation et cela permet de faire des présentations sonores comme celle-ci. L’import des photos est un peu long mais la présentation peut être prête en moins de dix minutes. Ce qui représente un énorme gain de temps par rapport à un outil de montage comme Final cut.

Il ne me reste plus qu’à me mettre un peu plus sérieusement à l’audio pour pouvoir rajouter des bandes-sons encore plus pertinentes.

Une photo vous aplu et vous voulez faire l’acquisition d’un tirage ? Vous pouvez vous rendre sur mes archives pour passer commande.

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novembre 22nd, 2009 at 1:33

Paris Photo, évènement photographique de le semaine

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Pour ceux qui sont à Paris cette semaine, je conseille d’aller faire un tour au carroussel du Louvre où se déroule le premier rendez-vous mondial de la photographie, Paris Photo. Plus de 500 photographes exposent du 19 au 22 novembre, et cette année, les photographies iraniennes et arabes sont à l’honneur.

Plus d’infos sur le site de Paris Photo : www.parisphoto.fr

Mise à jour :

Paris Photo 2009

Paris Photo 2009

J’ai passé deux petites heures au salon lors de l’après-midi ouverte aux professionnels. Beaucoup de galeries, beaucoup de diversité dans les photographes exposés, dans les périodes et les territoires représentés.

Deux galeries iraniennes sont présentes sur le salon, Assar Art Gallery et Silk Road Gallery. Un coin du salon est également consacré aux photographies arabes (une expo au centre du salon leur est consacrée), avec notamment la collection qui est très intéressante puisqu’elle est consacrée aux photographes arabes des années 1960-70. On y voit de suprenantes images d’Irak et de Syrie, des photographes Fouad El Khoury, Yasmine Eid-Sabbagh, Issam Nassar, Walid Raad, Lucien Samaha, et Akram Zaatari.

Le ministre de la Culture, Mr Frédéric Mitterrand, a fait une apparition rapide pour faire un tour des stands au pas de course.  J’ai aussi pu croiser d’autres célébrités du monde de la photographie ou de la culture. Certains photographes seront présents sur des stands d’éditeurs pour dédicacer leurs ouvrages. Bref, de belles photos, du beau monde, ça vaut le coup d’aller faire un tour au carroussel du Louvre ces jours-ci.

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novembre 18th, 2009 at 2:23

Une photo, une histoire # 15 : La Turquie en région parisienne

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Contexte : Une cérémonie de fiancailles dans la communauté turque de France, en région parisienne.

Chanteur turc égayant une cérémonie de fiancailles

Chanteur turc égayant une cérémonie de fiancailles

Mon apprentissage de la langue turque passant aussi par l’imprégnation de la langue et de la culture,  j’avais alors décidé de passer du temps aux alentours de la rue du Faubourg Saint-Denis, qui ressemble au Quartier Général des émigrés de Turquie en région parisienne. Dans quelques rues autour de la mairie du Xème arrondissement, de nombreuxcommercants turcs se sont installés : restaurants, maisons de thé, boucheries, épiceries et magasins de musique. Je me suis lié d’amitié avec le gérant d’un des resturants, à force d’aller déjeuner dans son établissement et discuter en mauvais turc avec lui. Un jour, alors que je passais le voir,il m’a invité à la cérémonie de fiancailles d’un de ses neveux.

J’avais une adresse en banlieue nord, que j’atteignais un vendredi soir après un long chemin en RER puis en bus. En arrivant à l’adresse indiquée, un changement de monde s’opère. Je me présente à la porte de la salle car mon hôte n’est pas encore arrivé. Un autre de ses neveux, un peu surpris de me voir invité, lui passe un coup de fil pour s’assurer que je ne raconte pas n’importe quoi. Le sésame est donné et je rentre alors dans une salle qui pourrait très bien être située dans l’est de la Turquie. Cette salle appartient à des turcs qui la louent pour des évènements de la communauté. La décoration me rappelle ce que j’ai pu voir au nord-ouest de l’Iran ou dans l’est de la Turquie quand j’y ai voyagé en 2008.

Les invités arrivent par familles entières jusqu’à ce que la salle contienne plusieurs centaines de personnes. Arrivent en dernier les fiancés qui sont installés seuls à une table sur une estrade et sous un baldaquin. Des musiciens s’installent et commencent à jouer de la

musique traditionnelle. Les invités, en majorité d’origine kurde, se lèvent et entament des danses kurdes. Chacun tient son voisin par les doigts d’une main, et une grande ronde se forme. Le premier de la ronde danse avec un mouchoir coloré en main et entraine les suivants dans des petits mouvements de pieds enflammés, comme si toute la ronde avait décidé de faire des entrechats. Les danseurs se relaient pour qu’il y ait toujours quelqu’un sur la piste. Pendant les chansons les plus appréciées de l’assistance, 150 à 200 personnes dansent en se tenant les mains.

Par moments, le chanteur descend de sa petite estrade et vient se mettre au milieu de la pièce, il oscille entre les invités et les régale de ses trémolos et de ses regards langoureux. C’est à un de ces moments que je presse sur le déclencheur pour créer cette photo.

Il y a encore d’autres photos des turcs vivant en région parisienne par ici.

La série Une Photo, Une Histoire, est une série d’histoires courtes illustrées par une seule photo, publiées chaque semaine sur ce blog. Un tirage de cette photographie peut-être acheté directement ici. Le nombre de tirages de chaque photographie est limité à 25 exemplaires, signés et numérotés.
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novembre 16th, 2009 at 2:54

Une gastronomie dorée

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Au cours de discussions à propos de mes voyages en Iran, il est souvent arrivé que l’on me pose des questions à propos de la cuisine iranienne, grandiose mais méconnue. « Est-ce que c’est très épicé ? La cuisine iranienne, c’est pas un peu comme la cuisine indienne ? » Pour répondre à ce genre d’interrogations, je me suis dit que ça pourrait être intéressant de faire un billet sur la gastronomie iranienne, pour changer des articles de la série L’Iran pour les nuls.

La cuisine iranienne reste méconnue, et pourtant, selon Nadjaf Daryabandari, elle est une des trois cuisines de base dans le monde. Selon cet auteur, trois cuisines de base correspondent à un découpage géographique. La cuisine chinoise est à l’origine des cuisines d’extrême-Orient, du Vietnam au Japon ; la cuisine romaine en Occident a donné naissance aux cuisines italiennes, francaises ou espagnoles et la cuisine iranienne est à la base des gastronomies du Moyen-Orient, et a enrichi les cuisines locales de la Turquie à l’Inde.

Une des premières caractéristiques de la cuisine iranienne est sa couleur dorée. Les deux épices les plus utilisées étant le safran et le curcuma, les plats ont souvent une jolie coloration jaune-orangée. Les aliments utilisés sont extrêment variées, et les épices nombreuses : cannelle, pétales de rose, herbes fraiches ou séchées (menthe, aneth, coriandre, persil, estragon…). Ce n’est d’ailleurs qu’en Iran que j’ai pu voir consommer ce qui est appelé sabzijat ou sabzi khordan, qui sont des herbes fraiches servies en vrac dans un petit panier pour accompagner les plats. L’aneth, la menthe, le basilic, l’estragon ou d’autres encores sont servies ensembles, parfois avec quelques radis ou civettes et sont un des condiments traditionnellement posés sur les tables iraniennes. Le yaourt, fait au lait de vache ou de brebis, accompagne aussi souvent les repas iraniens, servi nature ou agrémenté d’ail, d’épinards, ou de concombres coupé fin et de menthe.

Pour avoir voyagé un petit peu en Iran et testé à la fois la cuisine de restaurant et à la cuisine familiale, dans plusieurs régions, j’ai pu noter des différences locales.

Kebabs

Kababs

Les restaurants traditionnel iraniens proposent souvent des viandes grillées, servies avec du riz cuit à la vapeur dont les grains extrêmement longs ont une texture aérienne, très légère.  C’est le célèbre Chelo Kabab,C’est majoritairement l’agneau et le poulet qui sont employés. Le boeuf est assez peu consommé en grillades et le porc pas du tout comme on peut s’y attendre en pays de vieille tradition musulmane (on trouve tout de même du porc en Iran, chez les bouchers arméniens). Un type de resturant, les jigari, n’ont à leur menu que des brochettes de foie ou de coeur d’agneau. Mangés brûlants avec une pointe de sel et un morceau de pain, c’est un vrai plaisir de gourmand.

Dans les restaurants, on ne trouve en revanche pas beaucoup de plats mijotés, qui occupent pourtant une place de choix sur les tables familiales iraniennes. Ces plats sont désignés sous le nom générique de khoresht et sont cuisinés sur le même principe. Les Khoresht sont des sortes de ragouts, dans lesquels la viande est cuite à l’eau avec des légumes, des épices et des aromates. Les plus courants sont le khoresht-e Gheymeh (viande, tomates, pois cassés), le khoresht-e bademjan (viande, tomates, aubergines) ou encore le khoresht-e ghormeh sabzi (viande, herbes, haricots rouges). Ces khoresht sont toujours accompagnés de riz, qui est l’élément incontournable des repas iraniens. Il existe encore des dizaines d’autres recettes similaires. Les autres plats familiaux iraniens sont des polo. Le Polo désigne une façon de faire cuire ensemble à la vapeur riz et viande. On peut par exemple penser aux Shirin Polo (avec des carottes et des amandes), Addas Polo (avec des lentilles) ou Loubya Polo (avec des haricots verts). Je ne me sens pas capable de détailler les recettes ici, c’est pourquoi je préfère vous renvoyer à des livres : La Cuisine Perse de Neda Afrashi ou The New Food of Life: A Book of Ancient Persian and Modern Iranian Cooking and Ceremonies de Najmieh Batmanglij.

Sofreh iranien

Sofreh iranien

Les iraniens sont aussi de grands amoureux des fruits frais, qu’ils consomment à toute heure du jour, avant ou après les repas. Une des grandes constantes des maisons iraniennes dans lesquelles j’ai pu entrer sont les paniers de fruits, toujours plein et mis à disposition des invités. Les fruits de saison sont consommés dans ce grand pays dont le climat permet de faire pousser à peu près tous les fruits : des oranges aux dattes en passant par les pommes ou les pastèques. Quelques fruits me semblent même être endémiques à l’Iran, comme le Bahar Narenj (l’Orange de printemps, un agrume au gout très délicat) ou le Bolang (un autre agrume à la peau très épaisse)

Enfin, les sucreries sont très appréciées en Iran. On ne les consomme pas forcément en dessert, mais à toute heure de la journée, car elles sont offertes au visiteur qui pénètre un foyer iranien. Il existe des centaines de recettes de petits gâteaux à base de miel, de pâte feuilletée, agrémentés de pistaches, de noix, de cardamome, etc

Si vous allez en Iran et que vous êtes invités à partager un repas traditionnel avec des iraniens, il se peut que vous vous trouviez assis autour d’un sofreh, la nappe qui recouvre le tapis sur lequel les repas sont pris. En héritiers de peuples nomades, certains iraniens ont conservé cette façon traditionnelle de prendre les repas à même le sol, comme sur la photo qui illustre ce billet ci-dessus.

Si vous souhaitez plus de précisions sur la cuisine iranienne, obtenir des recettes ou partager votre expérience de la gastronomie iranienne, n’hésitez pas à m’en faire part, via les commentaires ou la fonction contact de ce site.

Sources :

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novembre 13th, 2009 at 12:57

Création de schémas d’éclairage en ligne

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Vous photographiez avec des éclairages un peu complexes ? Vous avex besoin de concevoir ou de partager des schémas d’éclairage ? Alors cet outil pourrait vous intéresser : http://www.lightingdiagrams.com/

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novembre 8th, 2009 at 1:21

Une photo, une histoire #14 : la déception au bout de la route.

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Contexte : Un quai de Paris où dorment les demandeurs d’asile afghans, octobre 2009.

Terres Promises

Terres Promises

L’actualité a parlé des Afghans dernièrement. Périodiquement depuis une bonne dizaine d’années. En 2002, c’était Sangatte ; en 2009, c’est Calais. L’histoire se répète. Les afghans viennent chercher l’espoir de survivre, ou de mieux vivre en Europe ou ailleurs. Quand ils arrivent en France, après plusieurs mois ou plusieurs années de voyage, nombreux sont ceux qui viennent y chercher la démocratie, l’égalité ou la liberté. Ils sont généralement déçus, car la réalité qui les attend ne correspond pas aux idées de Liberté, d’Egalité et de Fraternité qui sont affichées sur les frontons des bâtiments publics.

Si le candidat afghan à l’asile dans un pays européen a réussi à survivre à la traversée du Pakistan, de l’Iran, et de la Turquie ; s’il a pu passer en Grèce sur des bâteaux pourris vendus à prix d’or par les passeurs, il entre enfin dans l’Union Européenne. Enfin, s’il a échappé à FRONTEX, l’agence de surveillance des frontières extérieures de l’Europe. Une fois dans l’espace européen, le demandeur d’asile devient soumis au règlement Dublin II. Ce règlement européen, datant de 2003, établit les mécanismes de la demande d’asile dans un cadre de coopération entre les états membres.  En pratique, cela signifie que lors du premier contrôle de police auquel est soumis le demandeur d’asile, ces empreintes sont prises, et la plupart du temps gardé dans un fichier interrogeable par un autre pays. Quand ce demandeur d’asile vient déposer sa demande en France par exemple, alors qu’il a été arrêté par la police grecque, il y a de très grandes chances pour que ses empreintes soient reconnues. La France demandera donc à la Grèce de prendre en charge la demande d’asile. Et la Grèce refusera sûrement la prise en charge. Le migrant se retrouve alors dans une situation impossible. Il arrive dans un autre pays ? Celui-ci voudra le renvoyer en Grèce. La Grèce ne veut pas de lui. Le migrant afghan ne peut rentrer dans son pays, car il risque d’y mourrir ou d’être déshonoré pour son échec.

Commence alors une errance pratiquement sans fin pour les migrants afghans, qui sont une majorité d’hommes jeunes. Ballotés d’un pays à un autre, d’une demande d’asile à une injonction à quitter le territoire, ils s’installent au coeur des villes et deviennent pratiquement invisibles à la population autour d’eux. Ceux qui dorment le long du Canal Saint-Martin à Paris retirent du sol couvertures et cartons dès leur réveil. Ils les cachent pendant la journée pour pouvoir les retrouver le soir. La journée est rythmée par les queues qu’ils font matin, midi et soir pour obtenir un petit déjeuner ou un rendez-vous à la préfecture.

Cette photo prise entre 20h et 21h, juste avant que les demandeurs d’asile ne viennent s’installer sous un pont montre la face misérable de l’émigration afghane dans toute l’Europe. D’autres images montrent un visage plus humain, et j’en posterais sans doute quelques unes de plus pendant la réalisation d’un projet au long cours avec ces afghans qui passent des années sur les routes de l’Europe. Pour plus de questions à ce sujet, n’hésitez pas à me contacter.

La série Une Photo, Une Histoire, est une série d’histoires courtes illustrées par une seule photo, publiées chaque semaine sur ce blog. Un tirage de cette photographie peut-être acheté directement ici. Le nombre de tirages de chaque photographie est limité à 25 exemplaires, signés et numérotés.
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novembre 4th, 2009 at 8:19

10 bonnes habitudes pour la photographie de rue

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Cafetier florentin

Cafetier florentin

  • Emmenez peu d’objectifs. Je préfère n’en avoir que deux pour ne pas me charger inutilement et garder une certaine liberté de mouvement. Un grand angle et un 50mm pour les portraits.
  • Oubliez le télé-objectif pour être un peu plus au contact de vos sujets.
  • Rester discret. Ce n’est déjà pas très facile de rester discret avec un reflex en main, mais si en plus vos vêtements vous font voir de loin, ça va être difficile de se poster dans un coin pour prendre des photos. En fait, le meilleur conseil est d’essayer de devenir invisible.
  • Garder l’appareil au point, avec des réglages déjà faits, au cas où le besoin de déclencher serait urgent.
  • Ne pas oublier un petit nécessaire pour que son matériel soit exempt de poussière et en bon état.
Une américaine à Florence

Une américaine à Florence

  • Vérifier doublement tout son matériel avant de partir. On peut s’en vouloir énormément de rater une photo parce qu’on a oublié de prendre sa batterie de secours.
  • Connaitre un minimum auparavant les lieux sur lesquels on opère. On peut trouver des cartes d’à peu pres partout sur Google Maps, ça serait dommage de se perdre, et ainsi de perdre un temps qui peut être précieux dans la course à la bonne lumière.
  • Plusieurs sessions peuvent être nécessaire pour avoir les meilleurs clichés. Une pour repérer, et une pour prendre les photos que vous avez en tête.
  • Amener du papier et un crayon. Pour noter un détail, une adresse, les coordonnées de quelqu’un que vous rencontrez…
  • Enfin, Osez prendre des photos des inconnus et n’ayez pas peur des réactions.

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novembre 3rd, 2009 at 1:31

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