Archive for the ‘Etats d'âme’ Category
Des limites arbitraires
Il est assez amusant (pour ne pas dire triste) de constater les limites arbitraires que se construisent les gens autour de leur monde. Pour certains, les limites sont celles de l’étendue du monde connu. Pour d’autres, les limites sont beaucoup plus proches, autour du quartier, de la province ou du pays.
Je pense à cela car quand j’ai annoncé il y a deux jours que j’étais français dans un parc national des keys, on m’a répondu : « Oh, you’re one of them ! » (sous-entendu : vous êtes un de ces étrangers !). La dame qui m’a répondu ça était embêtée parce que son système de création de clients dans sa base de données ne permettait pas vraiment de créer un nouveau client ayant une adresse hors des Etats-Unis. Je n’ose même pas imaginer quelle aurait été sa réaction si ‘avais donné une adresse à Kaboul ou en Irak…
Pour illustrer ces limites arbitraires, voici une photo de la borne marquant le point le plus au sud de la métropole US, à Key West. Vous pourrez remarquer que la borne annonce aussi que Cuba est à 90 miles (soit 150 kilomètres), mais que depuis 50 ans, il n’y a plus de relations officielles entre Cuba et les US. Encore une question de limites arbitraires (et de politiques, mais c’est une autre histoire).
Pense-bête pour se souvenir
Lors de mon séjour en Grèce, je tombais au milieu des commémorations de la mort du jeune Alexis Grigoropoulos, tué par la police le 6 décembre 2008. Cette mort avait déclenché 3 semaines d’émeutes dans tout le pays.
En souvenir de ces évènements, et pour tous ceux qui s’opposent à la police pour essayer de faire entendre leur voix partout dans le monde, je reproduis ici deux images. Elles ont été réalisées par des grecs qui les ont mises sur des murs d’Athènes en décembre 2008.
Le message qu’elles véhiculent ne change pas, d’année en année.

Sticker grec utilisé pendant les émeutes de décembre 2008

Pochoir utilisé en Grèce pendant les émeutes de décembre 2008
Bonnes Fêtes à tous
Je souhaite à tous mes lecteurs de bonnes fêtes de fin d’années.
De retour en France pour quelques temps, les posts réguliers du blog vont pouvoir reprendre. Prochainement, vous pourrez retrouver les séries Une Photo, Une Histoire et l’Iran pour les nuls. Les prochains articles lèveront le voile sur un pan de la vie de bergers iraniens puis de migrants afghans. Afin de découvrir encore un peu mieux l’Iran, je consacrerais les prochaines articles au hijab en Iran, au chiisme ou encore aux empires iraniens pré-islamiques.
Retard…
Je prends un peu de retard sur mon programme de publication de billets sur le blog. Ces derniers jours à Athènes ont été très occupés. Entre la recherche de contacts, les rendez-vous et la recherche d’adresses en de nombreux endroits de la ville, je n’ai pas eu le temps de me poser pour écrire.
Les situations dont je suis témoin sont tellement dures, les conditions de vie des migrants en Grèce tellements honteuses pour l’Union Européenne que j’ai besoin de passer mes nuits dans des tavernes grecques pour me changer les idées. Les sons du bouzouki ou de la lyra aident à penser à autre chose qu’à la misère vue dans les rues du centre d’Athènes.
Je serais de retour en France pour les fêtes et j’aurais plus de temps pour reprendre les différentes séries d’article qui sont d’ordinaire régulières.
Nomade et vagabond
Quand on ne se sent chez soi nulle part. Si on n’a pas l’impression d’avoir un endroit qui soit sa maison. Quand la seule appartenance qu’on revendique est celle à l’humanité. Choisir une vie de voyageur nomade et vagabond est sûrement la meilleure chose à faire. Peu importe le prix à payer pour la liberté.
1, 2, 3 Mondes ?
1, 2, 3 Mondes ?
Un tunisien “d’en bas” rencontré dans un parc m’a dit au détour d’une conversation : « Nous sommes le troisième monde, vous êtes le premier », d’un air extrêmement désolé pour lui et pour son pays. Il s’exprimait en français, qui n’est pas sa langue maternelle. Cette déformation de l’expression “Tiers-Monde” m’a interpellé.
A la base, il me semble que le tiers-monde désignait les pays non-alignés1; les pays qui n’étaient ni du côté des communiste, ni avec les capitalistes. Par extension et par assimilation, c’est maintenant un moyen de désigner les pays pauvres. Mais dans la bouche de ce jeune père, j’ai senti la deception de ne pas être dans la course pour le bien-être. Lui disait qu’il travaillait pour manger ; pas pour s’acheter une maison, pas pour ses loisirs, mais pour manger. Dans sa bouche, l’expression “troisième monde” m’a vraiment fait penser à une competition entre les pays du monde, une compétition qui a besoin de vainqueurs et de vaincus.
Je ne pense pas qu’il y ait un,deux, trois mondes. En fait, il n’y en a qu’un, et nous sommes tous interdépendants.
Quelques jours plus tard, je me promenais sur le site antique de Carthage, en compagnie de “hordes” de touristes entre deux transferts en autobus privés, accompagnés de leur guide. C’est alors qu’un lien s’est fait entre la vision des groupes de touristes et la phrase que j’avais entendue : “Nous sommes le troisième monde, vous êtes le premier”. C’est bien parce que les occidentaux ont besoin de vacances pas chères qu’ils partent chercher le soleil en Tunisie par exemple. Les pays comme la Tunisie ont besoin de devises pour développer leur economie. Pourvu de longues côtes maritimes, d’une relative sécurité et de main d’oeuvre pas chère, le pays a commencé à developper le tourisme comme source de devises. Aujourd’hui, la Tunisie est assez développée pour accueillir des prestations de services intellectuelles “near shore”, pour des entreprises majoritairement francaises (puisque quasiment tout le monde parle français ici). Comme dans de nombreux cas d’anciennes colonies, une domination économique subsiste. L’ex-métropole a toujours un pouvoir économique certain sur son protectorat. C’est, à mon humble avis, le schéma du “troisième monde” tel qu’il existe aujourd’hui. Ce schéma semble adapté à un certain nombre de pays d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Asie.
Je me demande qui serait le « deuxième monde ».
La réponse m’a été en partie donnée en parlant de l’Iran avec plusieurs personnes rencontrées dans les souks. Depuis la presidence d’Ahmadinejad, j’ai eu l’occasion de voyager dans plusieurs pays musulmans dits “du tiers-monde”. Bien souvent, l’Iran apparait comme le héros des classes populaires dans le monde arabe. Précisement parce que l’Iran se dresse contre les américains et semble être un des seuls pays à résister à la pression. D’autres pays pourraient etre rajoutés à cette liste du deuxième monde : le Venezuela et Cuba.
Notre vision du monde étant toujours très relative, on nous présente l’Iran, le Venezuela ou Cuba comme des pays dont les gouvernements sont des monstres. Ce qui n’est pas tout a fait faux non plus. Mais il faut reconnaitre qu’ils font partie des rares pays à se dresser contre l’impérialisme américain.
En tant que voyageur et humaniste, ce qui me gêne avec cette vision de trois mondes en compétition, c’est qu’on verra toujours des vainqueurs et des vaincus dans un combat pour la plus grande richesse, pour le pouvoir.
Tous les hommes font partie du même monde. La compétition est vaine puisqu’elle se fait toujours au détriment d’un autre. Meme si cette règle semble exister dans le monde depuis très longtemps, un autre modèle existe pourtant.
Pour une societé donnée, deux comportements opposés cohabitent : la societe cherche à la fois a faire survivre tous ses membres, mais aussi à se préserver de la destruction totale en se battant avec son voisin. En des temps très reculés, on assistait donc à des guerres entre deux peuplades voisines qui se battaient pour les ressources afin qu’un des deux peuples survive. C’est toujours le cas aujourd’hui, sauf que tout est devenu beaucoup plus complexe. Les niveaux d’interdépendance entre sociétés et grands ensembles regionaux, culturels sont de plus en plus imbriqués. Cultures occidentales, musulmanes, asiatiques, guerres de religions, guerres pour les ressources naturelles….
Et pendant ce temps, la majorité du monde continue à vouloir consommer de l’inutile, des fausses sandales Prada, des sacs Louis Vuitton ou de l’Abercrombie&Fitch. Nous n’avons pourtant besoin que de nous vêtir, de nous chausser et de nous nourrir, non ? L’étiquette reste pourtant importante pour montrer sa position sociale, malheureusement pour la Pachamama2.
Les perspectives ne sont pas très engageantes. Sauf peut-être si on réussit à considérer que nous sommes tous partie du même monde et que nous devons nous connaitre et nous accepter pour faire face a une menace plus grande encore : la disparition des ressources naturelles sur toute la planète…
Je ne pensais pas arriver a cette conclusion en commencant ce billet. J’ai vu de la publicité à Paris pour la fondation de Nicolas Hulot, il faudrait que j’aille lire ce qu’il propose..
1- a moins que ma memoire ne me fasse defaut, j’irais verifier plus tard et mettrais ce post a jour si besoin
2La terre nourriciere dans la conception du monde de plusieurs cultures latino-americaines.
Comment s'amuser a l'aéroport ?
J’ai trouvé un moyen simple et sans danger pour rire intérieurement au passage des contrôles. Les controles aeroportuaires sont de plus en plus stricts et de plus en plus stupides selon moi. J’aime bien faire marcher le commerce, alors j’essaie de donner un peu de travail à tous ceux qui sont chargés de me donner l’impression que je suis en sécurité.
Donc la recette pour rigoler au moment du passage des contrôles :
- S’assurer de n’avoir rien de répréhensible dans ses affaires (la partie de rigolade pourrait se transformer en une perte sèche ou de vrais emmerdements)
- Mettre beaucoup de cables dans ses affaires (chargeur téléphone, PC…)
- Rouler une serviette bien serrée la fait ressembler à une bouteille aux rayons X (la paire de tongs a aussi provoqué quelques émois).
- Avec un peu de chance, vous aurez également quelques objets aux formes bizarres, qui rappellent la forme d’un contenant pour produits liquides.
- Pour les hommes, se laisser pousser la barbe. L’equivalent pour les femmes serait de se voiler la tête, je pense.
- Laisser agir un instant les préjugés des préposés aux contrôles.
Résultat : je commence par être fouillé au corps avant qu’on ne demande à ouvrir mon sac. C’est encore plus drôle si le préposé au contrôle prend son rôle très au sérieux. Il commence par ouvrir avec fébrilité le sac en se disant qu’il va peut-être devenir le héros de la journée.
Même s’il n’est pas très doux avec vos affaires, il faut garder son calme et demander poliment : « Que cherchez-vous exactement ? Quelle forme avez-vous vu à l’ecran ? »
Mais la personne en face est toujours aussi fébrile et veut continuer à dépouiller votre sac, à mettre les mains dans vos slips.
C’est alors que je demande « qu’est ce que vous cherchez qui ressemble a une bombe ? Je peux vous le montrer tout de suite si vous me dites ce que vous cherchez »
- Une grande bouteille
- Pas de bouteille dans mon sac
- ET CA ?
- C’est une serviette, enroulée sur elle-meme
- Ahhhh…. Ca ressemblait à une bouteille a l’ecran
- … (WTF?!!?)
Merci Monsieur, au revoir.
Bon d’accord, on s’amuse comme on peut quand on voyage tout seul. Mon ordinateur portable n’a même pas ete vérifié. Est-ce que j’aurais pu y passer une bombe si j’étais un terroriste ? Peut-être.
La technique a été éprouvée plusieurs fois en faisant varier les parametres. Sans barbe et bien propre sur soi, pas de contrôle. En mode voyageur pas trop propre et avec tout le matériel photo, contrôle. Si en plus tu as l’air d’un musulman, jackpot, contrôles à tous les étages.
La technique du detournement d’attention fonctionnera toujours quand il s’agit de passer un contrôle, quel qu’il soit….
La sécurité n’est qu’un sentiment ; un sentiment qui se développe parce que nous sommes soumis a de plus en plus de contrôles.
Mais qui assure la sécurité de ma vie privée quand un inconnu fouille dans mon sac ?
Voyages en solitaire
Voyager en solitaire, ce n’est pas voyager seul. Bien au contraire. C’est en partant seul qu’on se confronte à l’autre. L’autre en face de soi, mais aussi l’Autre en soi. Après trois semaines seul en Italie et en Grèce, je dois reconnaitre que j’ai rarement fait autant de rencontres en si peu de temps. Et ces rencontres ont un certain charme. Le voyageur et son hote savent que leur temps ensemble est compté, puisque le voyageur va devoir repartir. On se lie plus vite d’amitié dans ces conditions. Après trois jours passés avec mes hôtes grecs, j’ai eu l’impression de trouver une nouvelle famille en Grèce. Comme si je revoyais des cousins et cousines perdues de vue depuis de nombreuses années. Quelques heures passées à discuter dans un parc avec un Kashmiri suffisent pour blaguer en broken english comme de vieux amis. Et chaque nouvelle parole échangée avec quelqu’un dans la rue peut ouvrir de nouveaux horizons, une invitation à découvrir un coin de campagne ignoré des touristes mais prisé des locaux.
Le voyage en solitaire est peut-être aussi la meilleure facon de rentrer en contact avec une culture différente. Quand on voyage seul, les uniques repères culturels que l’on a sont dans sa tête. Pas de compagnon de route avec qui on parle des nouvelles du pays, dans sa langue maternelle. Voyager seul, c’est être face-à-face avec tous ces étrangers chez qui on a mis les pieds. Et ce faisant, on devient l’étranger. Celui qui suscite la curiosite et parfois la méfiance. Celui qui ne sait pas la langue locale et qui doit essayer de se faire comprendre, parfois juste en utilisant les gestes ou le regard. Etre l’etranger et voyager seul est une situation qui procure un avantage immense: on peut absorber la culture qui nous entoure car le moindre detail inconnu peut sauter aux yeux. Un comportement banal pour un local se transforme en curiosité pour l’oeil de l’étranger qui débarque. Une construction déjà vue mille fois par un local est une nouveauté pour l’étranger.
Le voyage du solitaire a aussi l’avantage de procurer des moments de réflexion et de repli sur soi. Aux prises avec l’inconnu ou le méconnu, l’esprit travaille differemment. La curiosité est ainsi aiguisee. Finalement, le voyage en solitaire est comparable la vie, qui est un autre cheminement solitaire. Quoiqu’il puisse se passer, on est toujours seul avec nous-memes, finalement.
Je pense que vous aurez deja compris que le voyage en solitaire est celui que je préfère. Pas seulement parce qu’il donne la possibilité de connaitre de nouveaux horizons, mais aussi parce qu’il me procure la tranquillité nécessaire pour prendre les clichés que je veux ensuite partager avec tous ceux qui sont curieux d’ailleurs.
Moment d'utopies
Imaginez Paris si chaque habitant discutait chaque jour avec ses commercants, par exemple. De tout et de rien. 5 minutes avec chacun et sans aucune une queue de gens enerves naissant dans l’instant.
Et si nous socialisions plus dans l’espace public ?
A l’Italienne :
L'Italie, c'est fini…
L’Italie, c’est fini…Mais je crois bien que bien que j’y retournerais un jour. Et ce jour ne sera peut être pas si lointain. Je prévois de revenir pour remonter la route des migrants pendant l’automne. Le temps de travailler a Paris pour trouver des financements afin de continuer ce projet.
Sur la route de la France, je me suis arrêté deux jours a Florence, la ville des Médicis. Là où la civilisation occidentale moderne est née pendant la renaissance. Mes impressions sur Florence sont diverses. La ville est magnifique. Les architectes ont utilisé la brique ou des pierres de différentes couleurs pour construire les églises de la ville. Quand ces bâtiments sont illuminés par le soleil, la vue est vraiment magique. Mais j’ai sûrement mal choisi la saison pour venir à Florence. Il semble que chaque État de l’Union a envoyé son contingent de représentants blonds et massifs pour venir visiter la ville. Les touristes espagnols et français sont aussi présents en grand nombre. A tel point que je n’avais plus l’impression d’être en Italie mais dans un espèce de parc d’attractions pour touristes. Pour ceux qui connaissent Paris et les champs-Elysees, imaginez-vous en train de descendre les champs un jour de juillet. Il y a peu de chances que vous entendiez beaucoup de promeneurs parler français.
Je profite de ma journée dans le train pour écrire ce post. Puisque j’ai le temps de voyager et que je dois faire un peu attention à mon budget pour être nomade plus longtemps, je ne prends que des petits trains régionaux pour remonter de Florence a Vintimille. Après plusieurs changements, j’arriverais en fin de journée près de la frontière française ou je redresserais mon pouce afin d’atteindre Avignon. Après quelques jours sous le soleil d’Avignon puis de Toulouse, je serais de retour à Paris pour quelques temps. Avant de repartir.
La vie de nomade a des bons cotés pour les gens comme moi qui n’aiment pas prévoir. Donner sa chance a l’imprévu a un charme particulier. Chaque jour, je décide ce que je ferais le lendemain. Où j’irais, ce que je ferais. Mais si quelque chose vient bouleverser le programme, le nomade doit être assez souple pour s’adapter au changement. Cette flexibilité permet de faire des rencontres et des découvertes qu’on aurait pas pu penser possible si on respectait un programme établi. Je découvre aussi le plaisir de voyager sans aucun guide touristique. Le routard qui a un routard en poche ne peut pas être tout a fait un vrai routard ?? Peut-être me trompé-je sur le sens du mot routard. Mais mieux vaut n’avoir qu’une carte géographique en poche pour savoir où on va plutôt que de lire le guide pour savoir où manger. Les meilleurs repas que j’ai fait en Italie n’étaient pas dans le guide du routard, ni dans aucun guide touristique d’ailleurs. Ce sont des italiens qui m’ont amené dans une Osteria ou dans la meilleure pizzeria de la ville. Toujours à l’écart des endroits touristiques, le dialecte local et l’italien se mêlent dans la salle des restaurants.
Je fais de la publicité pour ce genre de voyages, mais je sais qu’il n’est pas accessible à tous. Certains ont besoin de sécurité, de savoir où ils dormiront le lendemain, d’avoir un précédent en qui ils ont confiance et qui a testé pour eux (ce point la étant hautement discutable quand on doit aborder l’objectivité de certains des testeurs du routard ou de ses concurrents). Je suis heureux de ne pas être dans ce cas, Je n’ai rien contre le voyage collé à son guide touristique. Mais en levant le nez du guide, on peut découvrir des choses fantastiques sur la vie. Ceci est valable pour le voyage comme pour le reste : Laissez vous envahir par un peu d’imprévu, soyez curieux, humbles et ouvrez vous à l’inconnu pour devenir des hommes meilleurs. Un des principes du Zoroastrisme est d’avoir des “Bonnes pensées, Bonnes actions et bonnes paroles”.










