Archive for the ‘Voyages’ Category
Big Huge Labs
I was following links from my flickr account when I came across Big Huge Labs website, which I had discovered a few years ago, but somehow ran out of my mind. This website offers a lot of different tools to play with flickr : searching tools, picture editing, frame creation, a very convenient Color Palette creator that exports to Adobe Swatch Exchange format….
I had fun with my pics for a couple minutes, and came up with this, from the motivational poster creator.
Une photo, une histoire # 26 : Un paradis en sursis ?
Contexte : Stock Island, dernière île avant Key West, Floride.
L’Archipel des Keys, un chapelet d’îles coraliennes au sud de la Floride, ne surmonte l’Océan Atlantique et la Golfe du Mexique que de 5,50 mètres à son point le plus haut. L’histoire géologique de ces îles est faite de submersions et d’expositions aux éléments, depuis des centaines de milliers d’années. Ancien récif coralien émergé, ces îles au sud de la Floride sont le paradis des pêcheurs et des amateurs de plongée, sur plus de 150 kilomètres au sud de Miami.
Composé de plus de 1700 îles et îlots, cet archipel abrite plus de 80 000 personnes qui vivent dans un petit paradis : le climat est tropical, les eaux turquoises et le soleil brille toute l’année. Cependant, ce petit paradis américain pourrait bien être en sursis.
Depuis 1913, l’amplitude des marées sont mesurées à Key West, l’île la plus à l’ouest de l’archipel. Elles n’ont pas cessé d’augmenter depuis lors. Habitués aux ouragans, les habitants des Keys ont appris à vivre avec les inondations de leurs îles. Un grand nombre de maisons sont construites sur pilotis, et celles qui ne le sont pas sont surélevées d’un peu plus de deux mètres pour satisfaire aux conditions d’assurance contre les inondations. Mais que pourrait-il se passer si les niveaux des océans continuaient à monter ?
La végétation et l’aspect des iles changeraient. La mangrove gagnerait du terrain sur la forêt, et certaines maisons deviendraient inaccessibles. Chaque inondation causée par des tempêtes tropicales s’étendrait un peu plus sur les terres. Les grandes marées ou les pluies importantes inonderaient des zones habitées, comme sur cette photo prise en février 2010, un lendemain de grandes pluies.
Les habitants restent tout de même optimiste. Même si les eaux montaient, ils continueraient à s’adapter pour continuer à vivre dans leur paradis. Ils feraient des pilotis plus hauts, réhausseraient leur maison, iraient faire les courses en bateau. Mais ils ne sont pas prêts à abandonner leur retraite dorée dans ce petit coin paradisiaque des Etats-Unis. Au moins, ils ont déjà pris conscience de l’importance de protéger leur environnement pour pouvoir profiter de leurs îles. Mais pour combien de temps ?
Coucher de soleil sur le Pacifique
Après le coucher de soleil sur l’Atlantique que je vous ai montré il y a peu, depuis Key West, voici maintenant son pendant sur la côte Pacifique. Cependant, cette activité n’est pas aussi populaire en Californie qu’à Key West.
Hier soir, à Laguna Beach, dans le sud du Comté d’Orange (Californie), le soleil s’est couché de cette façon.
Coucher de soleil a Key West
Il n’y a pas beaucoup d’activites à Key West. De l’aveu même de ses promoteurs. Les plages ne sont pas terribles et peu nombreuses. Une des activités les plus pratiquées est de se saouler sur Duval Street, que ce soit dans un bar où Ernest Hemingway avait l’habitude de faire de même ou bien dans les nombreux autres. Mais l’activité numéro un est de regarder le coucher de soleil depuis un quai qui donne plein ouest. Pour mon dernier soir dans les Keys, j’y suis allé pour voir ce show. Les touristes s’agglutinent sur une petite place bordée d’un quai donnant sur l’océan Atlantique.
Voila ce que donnait le coucher de soleil ce vendredi 27 février 2010.
Un Paradis bientôt perdu
Je suis en ce moment dans les keys, une floppée d’îlots coralliens s’étendant sur près de 200 kilomètres sous la pointe sud de la Floride, en train de réaliser un reportage sur les effets de l’élévation du niveau des mers.
Les paysages sont paradisiaques et attirent des milliers d’américains qui viennent y passer l’hier ou la retraite. Malheureusement pour eux, ce paradis est en train de disparaitre avec la montée des eaux. Certains estimations donnent 20 ans, d’autres 50 ou 80 ans, mais l’activité humaine et le réchauffement climatique vont faire couler ces ilots dont l’altitude ne dépasse pas 5 mètres.
Pour vous donner une idée de ce que j’entends par paradis, voici une photo de l’endroit où j’ai pris mon petit déjeuner ce matin.
Une photo, une histoire #20: Monte Alban
Contexte : Au sommet d’une des pyramides de Monte Alban, site archéologique zapotèque à proximité de la ville d’Oaxaca, Mexique.
De retour dans la grisaille parisienne, j’avais envie d’un peu de soleil ; c’est pour cette raison que j’ai choisi cette photo de Monte Alban.
Monte Alban est un site archeologique zapoteque, situé à une dizaine de kilomètres d’Oaxaca, dans le sud du Mexique. Le site a la particularité d’être construit au sommet d’une colline, arasée par la main de l’homme, qui surplombe de 400 m trois vallées qui l’entourent, à plus de 1940 m au dessus du niveau de la mer. Occupé entre 500 av. J.-C. et 800 ap. J.-C. le site a ensuite été abandonné. Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1987, le site peut maintenant être visité facilement depuis Oaxaca.
J’étais au Mexique en 2001 pour un échange universitaire, et nous avions décidé, avec deux compères, de mettre à profit notre temps libre avant dedevoir rentrer en France pour visiter le sud du Mexique. Nous étions passés par le Yucatan, puis le Chiapas avant d’arriver en Oaxaca.
Puisqu’il n’est pas possible de considérer une visite touristique à Oaxaca complète sans avoir vu Monte Alban, nous avons voulu y venir. Mais pas en prenant un bus ou un taxi qui nous amènerait directement au site. Puisque Monte Alban était un centre religieux en haut d’une montagne, et parce que nous n’aimions pas la facilité, nous avons pris la méthode la plus courageuse (et aussi la moins chère pour les étudiants que nous étions). Un colectivo (les transports en commun mexicains) nous amènerait en banlieue d’Oaxaca, au pied de la montagne, et nous finirions les 3 ou 4 kilomètres d’ascencion à pied. Le temps étqit clément et ensoleillé, même si nous étions en plein mois de décembre. Nous avons donc laissé le bus puis entamé cette montée qui a du nous prendre une bonne heure. La pente était raide, mais la chaleur ne nous assomait pas. Le soleil du matin n’était pas encore chaud. Nous étions les seuls à faire la montée à pied, et quelques minibus de touristes nous ont dépassé en nous faisant respirer leur poussière.
Arrivés au sommet de la colline, nous sommes rentrés dans le site archéologique qui nous a offert un spectacle à couper le souffle. La colline est située au point de rencontre de trois vallées et la vue depuis les constructions pré-colombiennes était éPoustouflante. Nous surplombions les vallées depuis les hauteurs, le ciel était d’un bleu profond et cosmique. Depuis la plateforme sud d’où a été prise cette photo, nous contemplions les restes d’une civilisation éteinte, qui ne connaissait pas la roue mais avait eu la force d’araser le sommet de cette colline pour en faire sa capitale.
Devant ce spectacle du bleu du ciel, du jaune de l’herbe en pleine saison sèche et de la force d’esprit de l’humanité qui nous a précédé, nous ne pouvions que rester muet devant un paysage si grandiose…
| La série Une Photo, Une Histoire, est une série d’histoires courtes illustrées par une seule photo, publiées chaque semaine sur ce blog. Un tirage de cette photographie peut-être acheté directement ici. Le nombre de tirages de chaque photographie est limité à 25 exemplaires, signés et numérotés. |
La Grèce, ce n’est pas vraiment l’Europe
Je profite de mes dernières heures en Grèce pour engager tous mes lecteurs à venir visiter ce beau pays. Comme je le précise dans mon titre, je n’ai pas vraiment eu l’impression d’être dans un pays européen au sens où on l’entend habituellement.
J’ai eu la chance d’être hébergé chez des grecs pendant les trois semaines de mon séjour, partagé entre Patras et Athènes. L’hospitalité des grecs est immense, et je suis content d’avoir trouvé de nouveaux amis dans ce pays que je reviendrais visiter. Je dois encore voir le nord du pays, les îles et les villages pour me faire une meilleure idée de ce qu’est la vie des grecs, mais ce que j’ai vu m’a beaucoup plu. J’ai aussi l’impression que la Grèce est le plus iranien des pays européens.
Les similitudes entre l’Iran et la Grèce sont plus nombreuses qu’on peut le penser. J’ai d’abord été frappé par la ressemblance physique des gens que j’ai croisé dans la rue. Les peaux claires et les yeux verts sont certes plus nombreux en Grèce qu’en Iran, mais certains grecs pourraient aisément passer pour iraniens et vice-versa. Certains types de sonorités dans la musique grecque sont aussi très similaires aux sonorités de certaines chansons iraniennes. Même certains magasins des quartiers populaires d’Athènes ressemblent à ceux que j’ai pu voir en Iran : peu d’attention est portée aux devantures des magasins, ce sont la diversité et la simplicité des produits qui comptent le plus. L’hospitalité offerte aux étrangers me parait aussi similaire. Dans le vocabulaire même des deux langues, on peut trouver des mots aux racines communes : les gombos s’appellent Bamies en grec et Bâmieh en persan, par exemple. Les hommes grecs, comme les hommes iraniens, passent beaucoup de temps dans les cafés. Dans les cafés les plus traditionnels, on ne voit que des hommes, un petit peu comme dans les qavehkhane iraniennes…
Je me suis demandé pourquoi j’avais cette impression et j’ai peut-être trouvé un début de réponse dans l’histoire de ces deux pays. Il y a 2500 ans, l’empire Perse et les grecs étaient fréquemment en guerre pour se disputer le contrôle de l’Asie mineure et des côtes orientales de la Méditerrannée. Puis Alexandre le Grand a conquis l’Empire Perse vers 300 av. J.-C. En Perse, l’histoire raconte qu’il s’est marié à une princesse iranienne, Roxane. Certains de ses soldats ont également pris femme dans les contrées conquises. A la mort d’Alexandre, ses généraux se sont disputés le pouvoir, et ainsi est né l’empire Séleucide. Je suis à peu près persuadé, même si je n’ai pas pu encore vérifier cette théorie, que les deux population se sont mélangés à partir de cette époque et que c’est la raison pour laquelle je perçois tant de similitudes. Je chercherais quelques textes de ce côté pour voir si je suis complètement à côté de la plaque ou si mon analyse n’est pas trop déconnante.
Je dois maintenant boucler mon sac avant de reprendre l’avion vers Paris dans quelques heures. Il parait que je vais perdre une quinzaine de degrés, le soleil et l’air sec pour retrouver le froid et l’humidité parisienne, et la neige qui recouvre la France. Je ne suis pas encore parti, mais j’ai déjà hâte de revenir…
Les objectifs économiques et le journalisme ne font pas toujours bon ménage.
Je rapporte une histoire que j’ai entendu de la bouche de plusieurs afghans aujourd’hui, sans pouvoir la vérifier auprès d’autres sources pour l’instant. Cependant, les versions entendues auprès de plusieurs concordent: Je suis un peu révolté par le procédé employé, c’est la raison pour laquelle je veux le partager.
La semaine dernière, un journaliste étranger est venu à Patras pour faire un reportage sur les migrants qui essaient de prendre le bateau pour l’Italie. Je suppose qu’il n’avait que peu de temps pour faire son reportage, car il a offert de l’argent à un jeune pour qu’il passe les grillages du port et se glisse sous un camion afin de lui permettre d’avoir des images pour son article. Le jeune l’a fait, s’est caché sous un camion puis est revenu de l’autre côté de la grille, heureusement pour lui sans se faire attraper par la police.
Même si ce genre de scènes a lieu quotidiennement à Patras, le procédé employé par ce journaliste me semble déontologiquement incorrect. Il a rapporté à son journal des images mises en scènes. L’histoire aurait aussi pu couter cher au jeune homme qui a accepté son argent, car il aurait sûrement été frappé par les policiers qui l’auraient trouvé, comme cela est presque toujours le cas à Patras.
J’imagine que ce journaliste était envoyé par une publication qui avait les moyens et qui avaient rapidement besoin de son article avec des images choc. Les images que les lecteurs verront ne sont qu’une mise en scène qui ressemble à la vérité.
Si tous les journalistes travaillaient de la même façon, l’information serait-elle réduit à un simple spectacle ?
Un ferry en hiver
J’ai pu charger les photos prises à bord du ferry entre Bari et Patras. Voici donc la suite du post « Haute saison-Basse saison« en images. Merci de suivre le lien pour voir l’album complet.
Patras, porte d’entrée vers l’Italie
Je suis arrivé à Patras où je vais passer quelques temps pour photographier et documenter les conditions de vie des afghans qui attendent ici de pouvoir passer vers l’Italie. Patras étant le premier port grec vers les ports italiens (Bari, Ancona, Venise), c’est tout naturellement que les candidats à la migration vers l’Italie et le reste de l’Europe viennent se concentrer ici pour essayer de passer illégalement vers l’Italie.
J’étais déjà venu à Patras il y a quelques mois, mais les conditions n’étaient pas tout à fait les mêmes : le camp où vivaient près d’un millier de migrants venaient d’être détruit par la police grecque. Les migrants avaient peur de s’approcher du port car la police les cherchaient. Aujourd’hui, plusieurs mois après, la pression semble être un peu retombée. Les migrants, qu’ils soient afghans, irakiens ou autres, sont de nouveau présent en face des grilles du port pour attendre l’opportunité qui leur permettra de monter sous un camion afin de passer clandestinement en Italie. L’après-midi d’hier m’a donné l’occasion de voir de mes yeux ces scènes que j’avais déjà vues en photo ou en vidéo. Mais l’effet est différent quand on le voit en direct. J’avais passé une bonne heure à discuter avec deux jeunes de 18 ans quand un des deux a décidé qu’ils allaient tenter de passer. Ils sont partis vers les grilles du port et m’ont invité à les suivre pour voir comment ils faisaient. Nous marchions sur le trottoir quand, sans prévenir, ils se sont mis à courir,ont traversé l’avenue et ont ouvert les portes de la remorque d’un trente-huit tonnes. La remorque était vide alors ils ont refermé et sont revenus sur le trottoir. Quelques centaines de mètres plus loin, ils sont passé par-dessus la barrière qui entoure le port, mais en sont ressortis quelques minutes après car une voiture de police les avait vu de l’autre côté. Des scènes comme celles-ci se passent presque toutes les heures à Patras, sous les yeux de passants qui semblent tellement habitués qu’ils n’y font plus attention.
Les politiques, en France comme en Grèce, en fermant la « jungle » de Calais ou le « camp » de Patras, pensent qu’en faisant disparaitre les traces de la présence des migrants, ils réussiront à régler le problème de l’immigration illégale. Les scènes que je viens de décrire se passaient avant la fermeture du camp de Patras, et elles ont vite repris cours après la fermeture du camp.
Nos hommes politiques européens se voilent la face. Si j’ai une maladie qui me cause de boutons, j’aurais beau faire disparaitre les boutons, la maladie sera toujours présente si je ne traite pas ses causes profondes. Les symptomes reviendront tant que la maladie ne sera pas traitée. Et dans le cas des migrants illégaux en provenance de pays en guerre, les politiques européens oublient que ces clandestins sont là pour survivre. L’instinct de survie sera toujours plus fort que n’importe quelle politique électoraliste.






