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Coucher de soleil a Key West

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Il n’y a pas beaucoup d’activites à Key West. De l’aveu même de ses promoteurs. Les plages ne sont pas terribles et peu nombreuses. Une des activités les plus pratiquées est de se saouler sur Duval Street, que ce soit dans un bar où Ernest Hemingway avait l’habitude de faire de même ou bien dans les nombreux autres. Mais l’activité numéro un est de regarder le coucher de soleil depuis un quai qui donne plein ouest. Pour mon dernier soir dans les Keys, j’y suis allé pour voir ce show. Les touristes s’agglutinent sur une petite place bordée d’un quai donnant sur l’océan Atlantique.

Voila ce que donnait le coucher de soleil ce vendredi 27 février 2010.

Coucher de soleil à Key West

Coucher de soleil à Key West

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février 27th, 2010 at 7:06

Un Paradis bientôt perdu

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Je suis en ce moment dans les keys, une floppée d’îlots coralliens s’étendant sur près de 200 kilomètres sous la pointe sud de la Floride, en train de réaliser un reportage sur les effets de l’élévation du niveau des mers.

Les paysages sont paradisiaques et attirent des milliers d’américains qui viennent y passer l’hier ou la retraite. Malheureusement pour eux, ce paradis est en train de disparaitre avec la montée des eaux. Certains estimations donnent 20 ans, d’autres 50 ou 80 ans, mais l’activité humaine et le réchauffement climatique vont faire couler ces ilots dont l’altitude ne dépasse pas 5 mètres.

Pour vous donner une idée de ce que j’entends par paradis, voici une photo de l’endroit où j’ai pris mon petit déjeuner ce matin.

Plage du John Pennekamp Coral Reef State Park

Plage du John Pennekamp Coral Reef State Park

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février 23rd, 2010 at 5:10

Une photo, une histoire #18 : Des bergers iraniens

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Contexte : quelque part entre Qara Kelisa et Makou, dans l’extrême nord-ouest de l’Iran.

Bergers iraniens

Bergers iraniens

Je voyageais en Iran pendant plusieurs mois en 2005. J’avais choisi une destination lointaine mais remplie de mystères : le monastère de Saint-Thaddeus, appelé localement Qara Kelisa. Perdu sur les hauts-plateaux entre Makou et la frontière turque, ce monastère a une histoire remplie d’évènements violents. Et pourtant, il a subsisté jusqu’à aujourd’hui. Les arméniens d’Iran organisent même un pèlerinage tous les ans pour célébrer un des saints apôtres qui aurait amené le christianisme dans cette région du monde.

A Makou, je trouvais un chauffeur qui m’amènerait à travers les 40 kilomètres de route montagneuses pour atteindre le monastère. La route coupait un paysage grandiose à chaque virage. La sortie de la vallée de Makou se faisait sur une traînée d’asphalte qui grimpait à flancs de montagne escarpées. Arrivée sur le plateau, la route serpentait presque tranquillement au milieu de paturages d’herbe rase qui s’étendaient jusqu’aux montagnes à perte de vue. Au détour du dernier virage se laissait finalement apercevoir le monastère. Je prenais mon temps pour faire le tour des bâtiments millénaires puis nous reprenions la voiture pour rentrer vers Makou avant que la journée ne soit trop avancée. Mon chauffeur était un azéri d’Iran longtemps émigré pour raisons économiques à Istanbul, qui parlait mieux le turc que le persan. Sur le chemin du retour, il me proposait de boire un thé chez un de ces amis qui habite dans le hameau qui borde la route un peu plus loin. Quelques instants plus tard, la Peykan quitte la route goudronnée pour s’engager sur un chemin de terre qui s’achève devant un groupe de trois maisons.

Nous descendons de voiture et immédiatement s’avance vers nous l’ami berger du chauffeur et son troupeau de moutons. Le berger reconnait de loin son chauffeur d’ami et nous accueille tous les deux très chaleureusement. Une fois les présentations faites, le berger appelle sa femme pour lui demander d’amener un sofreh (une nappe), du pain, du yaourt et du thé. La femme du berger s’exécute assez rapidement, et nous voila installés autour d’une nappe au milieu des hauts-plateaux de l’Azerbaïdjan iranien, un troupeau de moutons à nos côtés. Le pain lavash et le yaourt sont faits maison et sont délicieux. Ce yaourt de brebis est sûrement le meilleur que j’aie gouté jusqu’ici… Le thé nous réchauffe tous trois, le soleil couvert et le vent des hauts-plateaux rafraichit rapidement l’atmosphère, même en plein été.

Nous restions assis une grosse demie-heure à discuter, dans une langue mélangeant le persan, l’azéri et les signes avant que mon chauffeur sonne le signal du départ pour ne pas faire la route restante de nuit. Nous montions en voiture pour rejoindre la civilisation moderne tandis que les bergers allaient se préparer à parquer leurs moutons pour les protéger des loups, comme il y a 3000 ans.

La série Une Photo, Une Histoire , est une série d’histoires courtes illustrées par une seule photo, publiées chaque semaine sur ce blog. Un tirage de cette photographie peut-être acheté directement ici. Le nombre de tirages de chaque photographie est limité à 25 exemplaires, signés et numérotés.
Format

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décembre 29th, 2009 at 5:11

La Grèce, ce n’est pas vraiment l’Europe

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Je profite de mes dernières heures en Grèce pour engager tous mes lecteurs à venir visiter ce beau pays. Comme je le précise dans mon titre, je n’ai pas vraiment eu l’impression d’être dans un pays européen au sens où on l’entend habituellement.

J’ai eu la chance d’être hébergé chez des grecs pendant les trois semaines de mon séjour, partagé entre Patras et Athènes. L’hospitalité des grecs est immense, et je suis content d’avoir trouvé de nouveaux amis dans ce pays que je reviendrais visiter. Je dois encore voir le nord du pays, les îles et les villages pour me faire une meilleure idée de ce qu’est la vie des grecs, mais ce que j’ai vu m’a beaucoup plu. J’ai aussi l’impression que la Grèce est le plus iranien des pays européens.

Les similitudes entre l’Iran et la Grèce sont plus nombreuses qu’on peut le penser. J’ai d’abord été frappé par la ressemblance physique des gens que j’ai croisé dans la rue. Les peaux claires et les yeux verts sont certes plus nombreux en Grèce qu’en Iran, mais certains grecs pourraient aisément passer pour iraniens et vice-versa. Certains types de sonorités dans la musique grecque sont aussi très similaires aux sonorités de certaines chansons iraniennes. Même certains magasins des quartiers populaires d’Athènes ressemblent à ceux que j’ai pu voir en Iran : peu d’attention est portée aux devantures des magasins, ce sont la diversité et la simplicité des produits qui comptent le plus. L’hospitalité offerte aux étrangers me parait aussi similaire. Dans le vocabulaire même des deux langues, on peut trouver des mots aux racines communes : les gombos s’appellent Bamies en grec et Bâmieh en persan, par exemple. Les hommes grecs, comme les hommes iraniens, passent beaucoup de temps dans les cafés. Dans les cafés les plus traditionnels, on ne voit que des hommes, un petit peu comme dans les qavehkhane iraniennes…

Je me suis demandé pourquoi j’avais cette impression et j’ai peut-être trouvé un début de réponse dans l’histoire de ces deux pays. Il y a 2500 ans, l’empire Perse et les grecs étaient fréquemment en guerre pour se disputer le contrôle de l’Asie mineure et des côtes orientales de la Méditerrannée. Puis Alexandre le Grand a conquis l’Empire Perse vers 300 av. J.-C. En Perse, l’histoire raconte qu’il s’est marié à une princesse iranienne, Roxane. Certains de ses soldats ont également pris femme dans les contrées conquises. A la mort d’Alexandre, ses généraux se sont disputés le pouvoir, et ainsi est né l’empire Séleucide. Je suis à peu près persuadé, même si je n’ai pas pu encore vérifier cette théorie, que les deux population se sont mélangés à partir de cette époque et que c’est la raison pour laquelle  je perçois tant de similitudes. Je chercherais quelques textes de ce côté pour voir si je suis complètement à côté de la plaque ou si mon analyse n’est pas trop déconnante.

Je dois maintenant boucler mon sac avant de reprendre l’avion vers Paris dans quelques heures. Il parait que je vais perdre une quinzaine de degrés, le soleil et l’air sec pour retrouver le froid et l’humidité parisienne, et la neige qui recouvre la France. Je ne suis pas encore parti, mais j’ai déjà hâte de revenir…

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décembre 21st, 2009 at 1:53

Haute saison – Basse saison

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Pour la deuxième fois, je fais le voyage entre l’Italie et la Grèce en ferry. C’est assez amusant de constater la différence de population entre la haute et la basse saison. L’été, le bateau est bien entendu plein de touristes, qui sont en nombre supérieur qux travailleurs transfrontaliers, comme les chauffeurs routiers par exemple. L’hiver, la proportion s’inverse. L’ambiance change en conséquence.

Cet été, mon voyage avait été agrémenté par les frasques d’un groupe de jeunes états-uniens lors de leur tour européen. Arrivés à l’âge de la majorité, ils étaient intenables et pleins d’énergie. Ils ont bu plus que de raison et dansé dans la discothèque du bateau toute la nuit. Certains étaient tellement saouls qu’à un moment j’ai eu peur qu’une jeune fille avec des talons beaucoup trop haut pour elle passe par dessus bord. Elle tanguait plus que le bateau. Les nationalités sur le bateau se partageaient entre les USA, l’Italie, la Grèce ou la France. Pendant la traversée de cet été, j’avais discuté sur le pont avec un expat américain travaillant pour Mac Donnell Douglas en Grece, et des vacanciers espagnols et allemands.

Cet hiver, tout change. Peu d’italiens et beaucoup de grecs, d’albanais ou de macédoniens. Quelques chauffeurs turcs ou allemands, et même trois chinois, qui sont visiblement dans cette partie du monde « pour affaires » et pas pour le plaisir. Pas de beuverie en hiver non plus. Si les gens tanguent, c’est plutôt parce que la mer est grosse que parce qu’ils ont bu plus que de raison. Sur cette traversée, j’ai deux voisins de cabine : un albanais et un sénégalais. Le premier rentre chez lui via la Grèce, et le second va visiter des amis à Athènes et en profitera pour « faire un peu de business » selon ses termes.

Le paysage du bateau me rassure pour mon voyage en Grèce. Cet été, je savais que je n’aurais pas le courage d’aller jusqu’à l’Acropole : il y aurait fait trop chaud et le nombre de touristes m’aurait rebuté. En hiver, je n’aurais pas les mêmes inconvénients. Dans le sud de l’Europe, l’hiver est pluvieux, mais pas particulièrement froid. Je me réjouis déjà de débarquer demain (j’écris en différé depuis le ferry, les occupations ne sont pas nombreuses à part la télé grecque non sous-titrée et les machines à sous).

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décembre 3rd, 2009 at 10:55

Me suivre dans mes déplacements

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Je suis parti vers la Grèce où je passerais une grande partie du mois de décembre. Au menu, Patras, Athènes pour documenter la vie des migrants afghans, et peut-être même aller voir les commémorations de la mort de Alexandros Grigoropoulos, un jeune grec qui avait été tué par la police l’année dernière. Cet évènement avait provoqué les émeutes qui avaient secoué la Grèce pendant tout le mois de décembre 2008.

Pour me suivre dans mes déplacements, j’utilise une fonctionnalité offerte par Lightstalkers, qui permet de renseigner ses déplacements ; voir cette page.

La page contact de mon site permet d’obtenir la même information, et le numéro de téléphone qui sert à me joindre même quand je suis en déplacement à l’étranger (les fonctionnalités de Skype sont très pratiques)

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décembre 1st, 2009 at 12:44

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Se lever avec le soleil

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Pour certaines photos, il est nécessaire de se lever avec le soleil pour profiter des ondes lumineuses du matin. Je cherchais un site pour trouver les heures de lever de soleil. En ce jour de passage à l’heure d’hiver, je partage avec vous le site ephemeride.com. J’ai ainsi trouvé comment satisfaire une grande partie de mes besoins d’éphémérides, pour la France et la plupart des pays du monde.

Technorati : , , , ,
Del.icio.us : , , , ,

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octobre 25th, 2009 at 11:44

Web 2.0, voyages et travail nomade.

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Web 2.0, réseaux sociaux, cartes satellites, voyage, tourisme, mémoire. Et si on mélangeait tout ces ingrédients, on obtiendrait la carte de voyage de trip advisor, qui couplée à Facebook, permet de lister les voyages passés et à venir, de laisser des infos sur les lieux connus, qui peuvent être partagées avec un réseau de contacts. Très utile pour chercher des bons plans dans une destination inconnue, des contacts si besoin.

Voici ma propre carte :


En couplant plusieurs de ces outils avec interface web, on peut adopter quelques habitudes de travail nouvelles qui permettent de toujours avoir des infos disponibles, partout dans le monde, dans n’importe quelle situation, pourvu qu’une connexion internet soit disponible.

Avec un compte Google, on a accès à Google Docs, une suite d’outils bureautique en ligne. Vous pouvez y partager vos documents avec des collaborateurs pour des documents devant être écrits à plusieurs mains. Google propose aussi un agenda qui peut être importé, exporté ou lié à son téléphone mobile. On peut coupler avec un carnet d’adresses en ligne, comme celui de gmail ou Plaxo.

L’intérêt que jetrouve à ces différents outils en tant que photographe-voyageur est de pouvoir ainsi me faire une base de données de contacs dans les lieux où je suis allé. Ce petit système me permet de garder les tous les contacts qui peuvent favoriser la logistique une fois sur place : contacts pour trouver des hébergements, numéros de téléphone de chauffeurs de taxis, personnes à contacter en cas de pépins, etc. Le système ainsi mis en place permet d’accéder à ses données depuis n’importe quelle point de la toile, pourvu que le site ne soit pas interdit d’accès là où vous serez. Avant de partir, assurez-vous d’avoir un système pour vous connecter à tout site anonymement et en évitant les blocages : connexion par proxy, VPN, Tor ou autre… On ne peut par exemple pas toujours accéder à Facebook en Chine.

D’autres outils existent pour faciliter l’intégration de ce genre de données en ligne. Contactez-moi pour plus d’informations.

Written by admin

octobre 16th, 2009 at 8:56

Une photo, une histoire #2 : Une chicha et un café

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Un nouveau post de la série Une photo, une histoire.

Contexte : Un matin tôt dans une ruelle de la médina de Tunis. Du côté droit de la ruelle, quelques chaises sur lesquelles sont assis les clients d’un café. La ruelle est si étroite qu’il est impossible de mettre une rangée de chaises en face, les clients seraient alors prêts à se toucher. A quelques mètres des clients, je viens d’essayer de prendre en photo un vendeur de poulets de ferme encore vifs.

Fumeur de chicha a Tunis

Fumeur de chicha a Tunis

Le soleil commence à monter, il est entre 10 et 11h. Je viens d’essuyer un refus de la part du vendeur de poulet et j’ai envie d’un café. Je m’assois sur une des 5-6 chaises rangées le long d’un des deux murs qui délimite l’étroite ruelle.

- S’bal kheir (Bonjour)

- S’bal kheir

- Tu viens d’essayer de le prendre en photo ? Il n’a pas voulu ? Me demandent de concert le serveur et fumeur de chicha en ricanant gentiment. Tous deux doivent avoir sensiblement le même age, ils s’approchent de la soixantaine ou peut-être l’ont ils déjà dépassée.

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Written by fabdany

août 18th, 2009 at 10:24

Nomade et vagabond

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Quand on ne se sent chez soi nulle part. Si on n’a pas l’impression d’avoir un endroit qui soit sa maison. Quand la seule appartenance qu’on revendique est celle à l’humanité. Choisir une vie de voyageur nomade et vagabond est sûrement la meilleure chose à faire. Peu importe le prix à payer pour la liberté.

Written by fabdany

août 12th, 2009 at 4:07